Apolline Crapiz



La présidente du Medef Laurence Parisot a affirmé aujourd'hui que la société Française devrait évoluer vers d'avantage de libéralisme.
"Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler: comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c'est prioritaire, et deuxième chose, n'est-il pas temps d'aller plus loin sur la question de la durée du travail ?", dit-elle.
"Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail", a-t-elle déclaré.
"Tout le monde voit bien que le mécanisme des heures supplémentaires n'est pas suffisant". Les dispositifs permettant déjà aux entreprises de travailler au-delà de 35 heures par semaine sont "rébarbatifs" et l'utilisation du contingent d'heures supplémentaires autorisé (220 heures/an) est "très lourd, car il suppose des négociations de branche", a-t-elle ajouté.
"Ma préconisation, c'est de rendre les choses beaucoup plus simples en balayant tous ces mécanismes très complexes, et en revenant à la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, branche par branche, ou entreprise par entreprise".
Ces mesures suggérées par le patronat ne sont pas encore reprise par le gouvernement ultralibéral Ump actuellement au pouvoir.
Mais aujourd'hui, on voit bien qui gouverne réellement le pays. Il s'agit des 3.000 foyers fiscaux qui bénéficient directement des cadeaux de Nicolas Sarkozy, et qui dictent leur loi au gouvernement.
Bientôt, cette histoire de suppression de la durée légale du travail viendra sur la table. Et pourquoi ne pas renoncer dans la foulée aux limites d'âges pour entrer dans le monde du travail.
La France pourrait ainsi revenir au temps béni du XIXème siècle qui voyait de jeunes enfants travailler à la mine.
Nos aïeux se sont battus contre cette exploitation, pour permettre à chacun, quelque soit sa condition sociale, d'espérer se grandir au sein d'une société ouverte, fraternelle, ou l'égalité des chances soit une réalité.
Aujourd'hui, Sarkozy, le Medef, et tous les sbires de l'Ump veulent remettre en cause ce qui fait le fondement de notre société : l'égalité, la fraternité.
Que l'on cesse ces atermoiements entre ce qui est réformable ou ce qui ne l'est pas, ce qui est acceptable ou qui ne l'est pas, et que l'on s'occupe enfin de ces gens qui souffrent d'injustices toujours plus grandes.
A Cannes comme ailleurs, les citoyens doivent reprendre le pouvoir. Que l'on s'occupe des problèmes des gens et que l'on dépense moins pour la frime et les paillettes.
Apolline CRAPIZ, candidate Socialiste, est la seule en mesure, à Cannes, de porter la voix de ceux que l'Ump abandonne totalement.
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