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Finances publiques : l'étau se resserre sur le gouvernement Ump

06 décembre 2007 - source Cannes Solidaire

Les études se succèdent et confirment toutes la dérive des comptes publics français et la croissance corrélative de la dette publique.

L'OCDE a ainsi estimé que la France n'est pas en mesure de réduire son déficit public qui atteindra 2,6% l'an prochain.

La dette publique décollerait donc et atteindrait 67 % du PIB en 2009, soit 50 milliards d'euros supplémentaires en deux ans ! La dette représenterait dès lors 19.500 euros par Français, contre 13.500 en 2002, ce qui représente une hausse de 1.000 euros par an et par Français.

L'OCDE, tout comme la Commission Européenne, estiment que la France laisse filer ses déficits et fonde ses budgets sur des hypothèses de croissance irréalistes (2,25% en 2008), ce que le Parti socialiste indique depuis de nombreuses semaines.

Le diagnostic est à ce point indiscutable que le gouvernement a dû transmettre, en toute discrétion, à la Commission européenne, une version profondément remaniée de son programme des finances publiques. Nicolas Sarkozy, pourtant adepte de la communication, n'a pas souhaité en faire la publicité. Et pour cause : le constat est accablant !

Acculé par le poids de son paquet fiscal, par la dérive des comptes sociaux et par son incapacité à relancer la croissance, le gouvernement a enterré ses promesses de campagne. La situation est à ce point dramatique qu'il a dû multiplier les cessions d'actifs publics pour la stabiliser à 64,2% du PIB fin 2007 (près de 7,5 milliards d'euros, dont 3,5 milliards issus de la cession de 3% du capital d'EDF et 2,65 milliards de France Télécom).

Le pire est à venir

Le pire reste pourtant à venir, puisque les prévisions de croissance du gouvernement (2,25%) sont en décalage complet avec l'ensemble des hypothèses des conjoncturistes (1,5%). D'ailleurs, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a précisé aujourd'hui que « si la croissance s'écarte légèrement du scénario central, ce serait très facile de déborder à nouveau la limite de 3% ». Dès lors, la dette déraperait à 64,5% du PIB.

La réalité s'impose donc chaque jour un peu plus au gouvernement. La dégradation des finances publiques, qu'il a lui-même causée, l'amènera à adopter - une fois les élections municipales passées - une politique de rigueur contraire en tous points à ses récents engagements sur le pouvoir d'achat.

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