CANNES : Vie à Cannes - Actualité de Cannes

Actualité de la ville de Cannes - informations sur Cannes

Environnement : Explications à un lecteur Antibois de Nice Matin

04 janvier 2008 - source Cannes Solidaire

Un lecteur Antibois de Nice Matin a posé en début de semaine un certain nombre de questions dans un courrier intitulé "Qu'on m'explique".

Comme jusqu'à présent, personne ne s'est donné la peine de lui répondre, c'est Cannes Solidaire qui s'en charge. 

Environnement : Explications à un lecteur Antibois de Nice Matin Rouler à 120 km/h au lieu de 130 km/h?

Mr Pigot fait malicieusement remarquer qu'en roulant moins vite, il roule plus longtemps.

Oui, mais ce n'est pas la durée du trajet qui importe, sinon se rendre à pied à sa destination polluerait bien plus que de s'y rendre en voiture.

Ce qui pollue, c'est la quantité d'hydrocarbure (essence) consommée. Le carbone de l'essence explose en se combiant à l'oxygène de l'air et actione le moteur.

Le résultat de cette explosion produit du CO2, qui est un gaz à effet de serre.

Il est donc utile et sain pour l'environnement d'optimiser la vitesse de ses déplacements non pas en fonction du temps gagné, mais de la consommation de carburant.

Rouler moins vite permet de consommer moins d'essence aux 100km, et donc de moins polluer.

Pourquoi faire des efforts, nous Français, face aux Chinois et aux Indiens? 

Effectivement, c'est une bonne question. La pollution n'a pas de frontière, et nous sommes autant victimes de notre pollution que de celle des autres, même si ceux-ci habitent à l'autre bout du monde.

De plus, il est vrai que Chinois et Indiens ont l'avantage du nombre, et que nous ne pouvons pas obtenir de résultat sans leur participation.

Ces arguments sont réducteurs, en voici la raison :

Tout d'abord, Chinois et Indiens commencent à comprendre (tout comme nous), que la pollution est un problème essentiel pour assurer la survie de leur état, de leur puissance, de leur économie.

Victimes eux aussi de la pollution, ils commencent à prendre des mesures pour tenter de la freiner.

Face à ce problème planétaire, chacun d'entre nous est concerné par les actes de tous. Aussi devons nous agir chacun de notre côté, et demander aux autres de faire de même.

Certains, comme les Suédois, bien que moins nombreux que nous, ont déjà pris des mesure drastiques pour lutter contre le réchauffement climatique (abandon total du pétrole d'ici 2020). Ils n'ont pas attendu que les 60 millions de français s'y mettent pour agir. Nous devons faire de même.

Le climat a déjà évolué aux cours des précédents millénaires

C'est vrai. Et l'homme n'y est pour rien.

Le climat a changé souvent à l'échelle de la planète, et dans des proportions importantes. Ces variations sont dues à de multiples facteurs : masse biologique, activité solaire, refroidissement de la croûte terrestre, apparition des océans et des courants marins...

Toutefois, les changements climatiques, mêmes rapides à l'échelle terrestre, se sont tourjours produits en plusieurs millions d'années.

A l'exception d'un évènement (que l'on ne connait pas : éruption massive, chute de météorite, autre...) qui s'est déroulé il y a 250 millions d'années et qui a entrainé un réchauffement rapide (en 40.000 ans) de la planète de 5 degrés.

Ce réchauffement de seulement 5 degrés, entrainant des réactions en chaîne, a abouti à la quasi extinction de toute vie sur terre (90% des espèces détruites).

Ce qui nous ramène à notre problème d'aujourd'hui :

Avons-nous bien pris conscience de la menace à laquelle nous faisons face aujourd'hui? 

Le réchauffement de la planète actuellement en cours risque d'être de 6 degrés en 300 ans. Et cette fois, ce sont nous, les Hommes, qui sommes responsables.

Ce réchauffement risque d'entrainer la disparition de 90% des espèces vivantes (dont la notre).

De cela, ni les Français, ni les Chinois, ni notre lecteur Antibois n'en ont encore conscience.

Il est essentiel à la survie même de notre espèce que nous prenions toutes mesures utiles pour tenter de limiter le réchauffement inéluctable de la planète.

Les experts du GIEC pensent que nous pouvons, en prenant tous des mesures fortes, le limiter à 2 degrés.

Cet objectif de 2 degrés n'est pas un objectif idéal qu'il faudrait atteindre pour être satisfaits de notre action.

C'est un objectif impératif, qu'il faut atteindre à tout prix, si nous voulons préserver notre vie sur terre.

Alors, pour atteindre cet objectif impératif, les efforts de 60 millions de Français sont indispensables.

Même si les Chinois ou les Indiens n'emboitent le pas que d'ici quelques années.

Vous souhaitez réagir à cet article, donner votre opinion, ou compléter cette information, envoyez nous vos commentaires. N'hésitez pas à joindre si vous le souhaitez vos photos ou illustrations.

Adresse pour vos commentaires : info@cannes-solidaire.com

web integration : Alcade cache : base de donnees objet